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10 solutions pour financer votre trésorerie
Trésorerie

10 solutions pour financer votre trésorerie

Rédigé par
Mathilde Chevallier
Mis à jour le
27/7/2022

La trésorerie, c’est le nerf de la guerre ! Vous le savez bien. Dans la vie d’une entreprise, les besoins en trésorerie varient.

À la création de la société, ils sont importants puisqu’il faut constituer l’ensemble des éléments nécessaires à la bonne exécution du projet (matériel, ameublement, machines spécifiques...) alors que les rentrées de chiffre d’affaires ne sont pas forcément immédiates non plus.

Pour continuer à développer son activité, l’entreprise aura aussi besoin de trésorerie. Renouveler ses moyens de production, investir pour être plus productif, se lancer sur un nouveau marché... Tout cela nécessite de financer sa trésorerie.

La société peut aussi avoir des besoins ponctuels en trésorerie quand elle rencontre des difficultés financières : baisse du chiffre d’affaires, forte saisonnalité de son activité, dépenses imprévues (machines en panne, vols de matériels...)

L’entreprise expérimente aussi le décalage entre encaissements et décaissements. En effet, en France, il est d’usage en BtoB d’accorder un délai de paiement à son client. Il est par défaut de 30 jours, c’est-à-dire que c’est celui qui s’applique en l’absence de mentions spécifiques dans le contrat. Mais lorsque le délai de paiement est négocié, il peut être bien plus long : 45 jours FDM (fin de mois) voire 60 jours. Faire crédit ainsi à son client durant plus de deux mois, même plus, si ce dernier paye en retard, met à mal la trésorerie de l’entreprise.

En tant que DAF, votre préoccupation principale tourne donc autour du financement de la trésorerie. C’est d’ailleurs ce que constate une étude de PwC qui indique que la gestion du cash est la priorité numéro 2 des DAF pour 2022.

Pour vous aider dans votre financement de trésorerie, nous avons listé 10 solutions à votre disposition, que ce soit pour un financement à court terme en cas de besoin urgent mais aussi pour un financement à long terme.

Au sommaire de cet article :

Financement de trésorerie à court terme

1- L’affacturage

L’affacturage vous permet de financer votre trésorerie en récupérant le montant d’une créance immédiatement, et non à la date d’échéance, grâce au factor, un organisme de financement, qui avance la somme et prend en charge son recouvrement auprès de votre client. En contrepartie, le factor prend une commission. La collaboration entre le factor et votre entreprise doit faire l’objet d’un contrat et votre client doit être prévenu que sa créance a changé de main et qu’il doit la régler auprès du factor.

2- La cession Dailly

La cession Dailly est très proche de l’affacturage pour le financement de la trésorerie. Elle se base sur la loi Dailly qui permet de céder plusieurs de ses créances sur un seul bordereau à un établissement de crédit ou à une banque. Vous pouvez ainsi percevoir en avance le montant de la facture et ce très rapidement, puisque les délais de financement des bordereaux de cession vont de un à deux jours. La différence dans le cadre de la cession Dailly, c’est que c’est vous qui devez vous occuper du recouvrement de la créance auprès de votre client. En effet, l’établissement de crédit se tournera vers vous pour le remboursement de la créance.

10 solutions pour le financement de votre trésorerie

3- L’escompte bancaire

En cédant votre créance à un établissement bancaire, vous obtenez le règlement de la facture immédiatement. L’avantage, c’est que vous pouvez cibler certaines factures pour cela. Pas besoin de céder l’ensemble de son poste clients. L’inconvénient, c’est que cette solution est payante évidemment puisque la banque vous fournit la somme et se charge d’en faire le recouvrement. Dans notre article sur l’escompte, nous vous proposons un exemple de calcul de l’escompte bancaire.

L’escompte bancaire est idéal si vous avez besoin de liquidités de façon urgente pour financer votre trésorerie. D’autant plus que l’escompte bancaire ne présente aucune obligation en termes de volume ou de durée.

4- Le crédit de trésorerie ou prêt bancaire

Le crédit de trésorerie est un des financements de trésorerie les plus utilisés. Il s’agit simplement d’un prêt bancaire accordé ponctuellement pour un besoin à court terme de financement de trésorerie. Les modalités du prêt sont à négocier pour obtenir les meilleures conditions : montant, taux, durée...

Le crédit de campagne est un prêt ponctuel adapté aux entreprises qui ont une activité saisonnière et dont le besoin de trésorerie est important durant quelques semaines.

5- Le découvert bancaire / facilité de caisse

Le découvert bancaire est le découvert que la banque vous autorise à avoir. La banque va ainsi financer les paiements sans provision de l’entreprise sans dépasser la limite du seuil de découvert autorisée. Dès que vous êtes à découvert, cela déclenche des agios d’un montant fixe. S’y ajoutent aussi des agios d’un montant variable selon le montant du découvert, la durée nécessaire au réapprovisionnement du compte et le TAEG de la banque. Toutes ces modalités sont donc négociées et contractualisées.

Soyez vigilants avec ce système car si vous dépassez souvent le seuil de découvert autorisé, la banque pourrait vous refuser de faire passer de nouvelles opérations, voire de vous supprimer le découvert autorisé.

Si vous avez des besoins de financement de trésorerie très ponctuels, sur une courte durée, tournez-vous plutôt vers la facilité de caisse. En effet, cette dernière ne vous permet d’être dans le rouge seulement 15 jours par mois. Et les 15 autres jours, il faut que votre solde de trésorerie soit positif.

Financement de trésorerie à long terme

Un moyen de financer sa trésorerie, c’est d’obtenir plus vite les paiements de ses clients, qu’ils soient total ou partiel. Pour cela, quatre solutions : les arrhes, l’acompte, l’escompte commercial, le logiciel de relances clients.

6- Les arrhes

Financez votre trésorerie en demandant à vos clients un paiement partiel en avance grâce aux arrhes. En général, il s’agit pour le client de vous régler 10% du montant de la facture sous forme d’arrhes. Comme stipulé dans l’article 1590 du Code Civil, ce versement ne vaut pas engagement. Autrement dit, votre client peut revenir sur sa décision. Il n’a pas l’obligation d’acheter. C’est également valable pour vous. Vous n’avez pas l’obligation d’honorer le contrat et pouvez décider d’arrêter toute relation commerciale avec ce client.

Si l’une des deux parties se rétracte, qu’advient-il des arrhes ? Si c’est votre client qui annule sa commande, alors vous conservez les arrhes versées (sauf si le contrat prévoit la possibilité de récupérer les arrhes en cas d'annulation). Si c’est vous qui vous désengagez, alors vous devrez verser à votre client le double de la somme versée en arrhes. (Source : Code de la consommation, articles L214-1 à L214-4)

7- L’acompte

L’acompte est très proche des arrhes et contribue aussi au financement de la trésorerie. La différence réside dans le fait que le paiement d’un acompte engage les deux parties du contrat. Aussi, votre client s’engage fermement à régler la totalité de la facture si jamais il annule quand même sa commande. De l’autre côté, vous vous engagez à livrer le produit ou à effectuer la prestation achetée. Il s’agit en fait du 1er versement d’un achat.

Si jamais l’une ou l’autre des parties se rétracte, elle peut être condamnée à payer des dommages et intérêts.

Dans le secteur de la prestation de services, l’acompte est un système fréquemment utilisé quand les missions sont longues. Vous pouvez par exemple exiger un 1er acompte de 50% au début de la prestation, puis 25% au milieu et enfin le solde restant soit 25%. Cela peut aussi prendre la forme d’une somme forfaitaire. Libre à vous !

👉 Si vous souhaitez demander des acomptes à vos clients, il faut que ce soit clairement établi sur les documents (devis, bon de commande, facture d’acompte, CGV...). En effet, si ce n’est pas le cas et que votre client vous a déjà versé une somme, elle sera considérée comme des arrhes.

Mettre en place un système d’acomptes pour tous vos clients est à la fois peu contraignant pour votre client puisqu’il ne règle que 20 à 50% en général et à la fois sécurisant pour le financement de votre trésorerie. C’est déjà une partie de la facture encaissée ! De plus, ce premier règlement permet d’apprécier la santé financière de votre client. Si ce dernier n'est pas en mesure de vous payer 20% d'acompte au début de la prestation, pourra-t-il réellement vous régler la totalité à la fin de la mission ?

💡 Votre client rechigne à payer un acompte car il craint que vous n’honoriez pas vos engagements (faire une avance de fonds au début de la prestation en tant qu’acheteur présente en effet un risque car il ne peut pas être certain que vous livriez) ? Pour le rassurer, proposez-lui une caution de restitution d'acompte. Cela lui assure le remboursement de la somme versée en cas de défaillance de votre part.

8- L’escompte commercial

L’escompte commercial est différent de l’escompte bancaire, expliqué plus haut. Il s’agit de proposer à votre client une remise sur sa facture s’il règle cette dernière avant sa date d’échéance. Par exemple, vous pouvez offrir une réduction de 5% à votre client s’il paye la semaine suivant la date d’émission de la facture. Cette façon de faire peut être un levier très intéressant de fidélisation client. En revanche, comme c’est “au bon vouloir” de votre client, il ne faut pas compter sur ce type de financement de trésorerie si vous avez un besoin urgent.

9- Le logiciel de relances clients

Un logiciel de relances clients vous permet d’automatiser l’envoi de vos relances à chaque retard de paiement constaté. Il vous fait gagner un temps considérable sur ces tâches chronophages et permet de réduire vos délais moyens de paiement de 30%. Plus vous êtes payé vite, mieux se porte votre trésorerie !

😍 Un logiciel de relances clients tel que LeanPay vous permet de créer vos différents scénarios de relances et de personnaliser chaque mail/courrier envoyé. Il associe aussi une fonctionnalité de paiement en ligne des factures qui impacte fortement la diminution du DSO !

10- La solution bonus :  la location longue durée ou le crédit-bail

Plutôt que d’acheter, louez ! C’est une solution un peu alternative au financement de trésorerie mais il est vrai que parfois votre trésorerie ne vous permet par d’acheter ce qu’il vous faut. La location longue durée (LDD) est un bon compromis. Durant une période de 12 mois minimum, vous louez un bien mobilier ou immobilier en contrepartie de versements mensuels (l’équivalent des loyers). L’avantage, c’est que cela permet de lisser les investissements dans le temps et de ne pas avoir à sortir une somme importante d’argent en une fois. À l’issue de la période d’engagement, vous avez le choix entre renouveler le contrat de location (souvent à des conditions plus avantages) ou restituer le bien.

En revanche, si vous souhaitez acheter le bien en question, il faut passer par un crédit-bail. C’est le pendant pour les professionnels de la location avec option d’achat, aussi appelée LOA, accessible aux particuliers.

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